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La motricité libre : pourquoi nous laissons vos enfants « faire leurs propres expériences »

Pourquoi la motricité libre est au cœur de notre projet pédagogique ?
Par notre référente santé et Accueil inclusif.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur, dans ma mission de RSAI.

Derrière ce terme un peu technique se cache une philosophie simple et pourtant essentielle pour le développement de vos enfants : ne pas entraver leurs mouvements et respecter leur rythme naturel.

1. Qu’est-ce que la motricité libre ?

Le concept, théorisé par la pédiatre Emmi Pikler, repose sur une idée fondamentale : l’enfant est capable de se développer par lui-même si on lui offre un environnement sécurisé et adapté.

Concrètement, à la crèche, cela signifie que nous ne plaçons jamais un enfant dans une position qu’il n’a pas acquise seul. Nous ne mettons pas un bébé assis s’il ne sait pas s’asseoir par lui-même, et nous ne le maintenons pas debout par les mains s’il n’est pas prêt à marcher.

  1. Les bénéfices : Sécurité et Confiance en soi

En tant que RSAI, je veille quotidiennement à la sécurité des enfants. On pourrait penser que « aider » un enfant à se tenir debout est une bonne chose, mais c’est l’inverse :

  • La prévention des chutes : Un enfant qui découvre seul comment s’asseoir ou se lever apprend en même temps à gérer son équilibre. Il sait « comment tomber » sans se blesser car il maîtrise ses appuis.
  • La conscience du corps : En explorant le sol à son rythme, l’enfant muscle son dos et son cou de manière harmonieuse, évitant les tensions inutiles.
  • La fierté de l’exploit : Imaginez la joie d’un petit qui réussit à attraper un objet après avoir rampé pour la première fois ! Cette réussite renforce son estime de soi de manière durable.

  1. Notre quotidien à la crèche

Dans notre structure, nous avons banni les transats à outrance et les parcs qui limitent l’horizon. Nous privilégions :

  • De grands tapis fermes : Pour permettre de rouler, ramper et pivoter.
  • Des vêtements confortables : Pour que rien ne gêne le mouvement.
  • Le regard bienveillant : Nos professionnelles ne sont pas là pour « faire à la place de », mais pour encourager par la parole et sécuriser par la présence.

Conclusion : Un enfant libre est un enfant serein

Respecter la motricité libre, c’est faire confiance aux compétences de l’enfant. C’est lui envoyer le message : « Je sais que tu es capable, et je suis là pour t’accompagner. »

C’est cette bienveillance et cette expertise santé que nous mettons chaque jour au service de vos familles.

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La chasse aux oeufs

Comment se passe l’adaptation chez Plupy ?

La crèche, ce lieu empreint de premières expériences sociales pour votre enfant, marque le début d’une aventure tant pour lui que pour vous, parents. Comme pour tout changement, une période d’adaptation est essentielle, tant pour le petit que pour ses parents et l’équipe professionnelle de la crèche. L’adaptation, c’est bien plus qu’une simple transition ; c’est un accueil progressif, une mise en confiance, une création de liens sécurisants pour tous les acteurs impliqués.

Comprendre l’importance de l’adaptation

Dès les premiers instants, le contact entre les parents, le bébé, et les professionnels de la crèche façonne la prise en charge de l’enfant. Les premiers moments sont cruciaux, car c’est là que les enfants enregistrent les odeurs, les sons, les visages, établissant ainsi des repères essentiels à leur sécurité.

Le déroulement concret de la période d’adaptation

La période d’adaptation, généralement d’une à deux semaines, varie selon la disponibilité des parents et le rythme de l’enfant.

Chez Plupy, voici le déroulement que nous préconisons :

Jour 1 : Exploration de l’environnement en présence d’une professionnelle de crèche qui apprend à connaître le bébé et ses parents. Discussions sur le rythme de sommeil, le développement psychomoteur, la diversification alimentaire, et les habitudes.

Jour 2 et reste de la première semaine : Les parents et le bébé passent entre 2 heures et 2 heure 30 dans la salle, observant les autres enfants. Le bébé commence à s’habituer à son nouvel environnement, découvrant les joies de la présence d’autres petits compagnons.

Le 4ème jour  Le bébé passe une matinée complète à la crèche, prend un repas.

Le 5ème  jour : et fait une sieste dans son futur lit au dortoir.

Semaine 2 : Les activités s’ajustent au rythme d’adaptation de l’enfant, qui commence des journées sans ses parents.

Chaque enfant ayant un rythme différent, cette période d’adaptation peut être modulée en fonction de son  besoin et de celui de ses parents.

Les raisons de l’adaptation

La période d’adaptation correspond à la séparation entre le nouveau-né et ses parents, offrant à l’enfant une transition en douceur vers un environnement collectif. Cette expérience initiale de la collectivité favorise le partage, le jeu, l’écoute, et l’éveil.

La séparation progressive minimise le choc pour le bébé, évitant ainsi la sensation d’abandon. Il peut ainsi s’habituer en douceur à son nouvel environnement, explorer un univers inconnu à son rythme.

Pour les parents, cette période est rassurante. Rencontrer les professionnels, poser toutes les questions, visiter les locaux, et se projeter dans cette nouvelle étape parentale sont autant de moyens de préparer la séparation.

Les professionnels, de leur côté, ont l’occasion de se familiariser avec chaque enfant, apprenant à connaître ses besoins uniques et sa personnalité en construction. La période d’adaptation prépare également le personnel de la crèche à l’arrivée de ces petits êtres pleins de vie.

En conclusion, l’adaptation en crèche est bien plus qu’une simple formalité. C’est une étape cruciale, permettant à chacun de s’apprivoiser en douceur, créant ainsi un environnement sûr et propice à l’épanouissement des tout-petits.